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Joyeux Noël part I

25 Décembre 2005

 

Voilà près de trois semaines que je parcours la France, à la recherche de mon fameux stage, trois semaines que j'amortie ma carte 12/25, la SNCF n'a d'ailleurs plus aucun secret pour moi. J'exècre d'autant plus désormais tout ce qui porte une casquette SNCF et qui réponds au nom de contrôleur, incapable de contrôler quoi que ce soit, et dont le seul but dans la vie est manifestement de reporter leur frustration sur les utilisateurs du train par le biais d'avertissements oraux voir d'amendes dignes du racket. Pauvres chéris faut les comprendre, quand tu te fais refouler de la police municipale, le seul moyen pour toi de coller des PV c'est d'aller faire le guignol dans un train, armé non pas d'une matraque mais de ta perforeuse à billet. Un engin pareil ça impose le respect.
Bref, j'ai donc commencé mon périple samedi 3 décembre, par une étape à Aix en Provence, au bal des Arts & Métiers. Magnifique, vraiment magnifique. Subjuguée par un tel rassemblement de pintades dans leurs robes à 400€ (je ne vous parle même pas du prix des chaussures), je m'en suis allée terminer la soirée à la "cave", charmant endroit, dans lequel de fabuleux gadz'arts se sont occupés de mon hydratation. Autant, beaucoup de rumeurs circulent sur la prétendue tendance des gadz'arts ? péter plus haut que leur cul, autant j'ai vraiment énormément apprécié leur compagnie, peut être parce que je savais avant d'arriver qu'un gadz'art est avant tout quelqu'un qui n'a pas eu de vie pendant 2 ans et que donc forcément à une soirée comme celle-là, c'est littéralement la dictature de la kekette. Quand on le sait, ça évite les malentendus.
Quelques jours passés à arpenter les ruelles d'Aix-en-Provence, je repris le train non sans certaines frayeurs (équation à 3 inconnues ?à savoir : où se trouve la gare d'Aix TGV ? Y'a-t-il assez d'essence dans la voiture de Guillaume ? Et enfin, le train aura-t-il les 10 minutes de retard nécessaires à mon arrivée tardive ?), direction Paris Gare de Lyon.
23h30, je débarque enfin. Il fait froid.
Reste à rejoindre le boulevard Saint Michel où un bon lit douillet m'attend dans un appartement de 200m² face au jardin du Luxembourg (ndlr : ceci est un logement de fonction.)(ndlr2 : Merci Baptiste.) . S'en suit une semaine de folie, alternant entretiens d'embauche - ne perdons pas de vue la raison principale de ma venue - et soirées sneak (c'est chic), tendance vieilles baskets à paillettes et blousons fluos over old school. Ces gens là étaient autres (Alex spéciale kassdédi), mais je ne regrette pas au contraire. Rien ne manquait : du grand benêt d'un mêtre quatre-vingt-dix, mou et voûté, qui bougeait son corps sur le dancefloor, géné par une pudeur malhabile, en passant par l'asiatique de 35 kilos, fine comme un bambou mais chaude comme un feu de forêt, qui allumait certainement plus que tous les néons multicolores qui décoraient cet endroit ; mon petit ensemble "so british" définitivement classique rendit mon immersion dans ce milieu à première vue hostile encore plus ardue que l'écoute de ces vieux tubes de Madona des années 80.
Je terminerais donc ce premier post d'une trilogie en 2 volets (soyons originaux) par une chute qui, je l'espère, vous fera réfléchir : vendredi, la sympathique grande soeur que je suis, a amené son petit frère à Luna parc (Luna parc, fête foraine de cette bien belle ville de Nice). Laissant à son palais des glaces mon téméraire petit frère, je m'en allai tester la sensibilité de mon estomac face à cette fameuse force centrifuge. L'attraction nommée "pouss-pouss" se présentait de cette manière : des sièges pendus au bout de longues chaînes, elles-mêmes attachées à une sorte d'immense kiosque. L'objectif dudit jeu était d'attraper la carotte. Malgré tous mes efforts je restais bien à plusieurs centimètres de celle-ci. Mais là n'est pas la question.
Arrivèrent quelques secondes après moi un groupe de 3 jeunes filles qui s'installèrent sur les 3 sièges libres devant moi. La première, une brunette sans caractéristiques particulières, la secondes, une fausse blonde un peu pétasse, puis la troisième : la moche. Celle qui sert de faire valoir à ses 2 copines. Qu'on traîne avec nous l'air de dire "regardez, y'a pire, nous sommes des bombes, tout est relatif". Et avant même qu'elle n'entame son installation, j'ai ris. Pourquoi ? Parce qu'un aveugle aurait pu dire avec certitude que la largeur de son cul était bien 3 fois supérieure à celle du siège dans lequel elle allait essayer de s'asseoir. Elle se mit en position. J'étais vraiment curieuse et regardait avec attention ce problème quasi mathématique. Dans un éclair de lucidité, elle se tourna vers ses copines en disant "Prenez, et mangez-en tous" "Je rentre pas les filles... ".
Faussement surprises, les 2 copines firent mine de chercher une solution à ce problème insoluble. Dépitée, elle ajouta "Non c'est bon, je vous attends...".
Et là, croyez le ou non, j'ai eu de la peine, vraiment. Une partie de moi riait en pensant "lay off the chocolate honey", mais mon humanité resurgissante m'encouragea à regarder cette jeune fille avec une certaine compassion. Pourquoi diable ses parents ne l'avaient-ils pas jetée à la mer ? Voulaient-ils réellement un enfant gros ? Je n'sais pas, c'est un mystère. Notez tout de même que j'ai une amie grosse qui en a marre des gens qui mangent des biscottes sur l'autoroute blablabla...

 
 

Faisez gaffe aux Roumains

1 Décembre 2005

 

Voilà, samedi dernier alors que je rentrais chez mes parents pour le 'coucou' bimestriel, j'ai bien failli mourir. C'est presque amusant de voir d'ailleurs que depuis que j'ai une voiture, mes posts sur la mort se multiplient ici. A croire qu'inconsciemment je comprends que, conduire c'est dangereux (écoute ta mère un peu).
Bref, cette fois-ci il ne s'agit pas d'un rétroviseur et du nulle part, mais bel et bien d'une wolkswagen passat genre break, et d'une autoroute A8.
Sachez tout d'abord (oui, vous, vous qui commencez déjà à rire en pensant que je ne sais pas conduire) que je suis entièrement non responsable, et ce d'après moi-même et mon assurance, et étant donné la mauvaise fois inhérente aux assurances quand il s'agit de jeunes conducteurs, c'est que, bordel, j'étais vraiment dans mes droits (ou alors c'est que je dessine super bien et que le gars en face était Roumain?)
Non, sans rire, Mr Passat chargé comme un porteur chinois dans les montagnes jaunes s'est tranquillement déporté de la voie de droite à celle du milieu, alors que je traçais mon chemin sur cette dernière depuis déjà nombres de kilomètres. Bien évidemment, sans prévenir ni même contrôler quoi que ce soit (contrôle rétro !!! contrôle rétro !! aaaaaaaaaaah CONTRÔLE ANGLE MORT !!!!), il me fonça littéralement dessus alors que mon capot était déjà au niveau de sa portière conducteur. Premier choc minime, sa carrosserie a plus souffert que mon pare-choc pas peint.
Seulement voilà. Vous vous rappelez vos 16 ans ? Oui ? Et vos concerts de métal aussi ? Très bien.
Maintenant remémorez-vous ce concert où vous aviez bien faillit mourir dans la fosse à cause de ce viking de 130 kilos qui pogotait à tout va, trop chevelus pour voir que vous existiez, car vous faisiez au minimum le quart de sa corpulence.
C'est bon ? Maintenant imaginez vous un pogo à 130 km/h opposant une grosse Passat chevelue à ma petite 306 turbo diesel.
Ouais hein...
Tout d'abord propulsée sur la voie de gauche qui, heureusement était vide, en revenant, la voiture était hors de contrôle, et s'est mise à danser, enchaînant les pneus chassés pour finir par une pirouette.
Voilà comment mon ballet s'est terminé, dos au public et face aux coulisses, par lesquelles arrivaient d'autant plus vite toute la troupe des danseurs de l'autoroute A8.
J'avoue quand même que j'ai eu très peur. Surtout lorsque je me suis retrouvée en tête à queue, face aux voitures qui me fonçaient dessus.
Mais j'étais aussi super véner.
Garée sur le bas côté, je sortis de ma voiture comme une furie, le constat à la main, et me dirigeai vers ce chauffard notoire.
Mr Chauffard quant à lui ne semblait pas s'énerver face à mes propos, ma foi, forts malpolis.
Calme ? Navré ? Choqué ?
Non, tout simplement Roumain. Mais ça existe encore ça la Roumanie ? Ma main à couper qu'il emmenait sa fille se prostituer sur l'avenue de la Californie ouais.
Faut dire que rien qu'à son look, c'est un peu comme s'il y avait écrit "Je suis mac" sur son front : il portait une énorme chaîne couleur or (on aurait dit une vieille texture plastique jaune, avec un ambiant noir, même Jean-Christophe aurait fait mieux) sur laquelle pendait un encore plus énorme $, à croire qu'il allait me danser le mia sur l'air de la bande à Picsou.
Heureusement, la gendarmerie est arrivée et put m'aider à remplir mon (premier) constat, traduisant tant bien que mal en italien les divers champs à remplir.
Il n'habitait pas canardville, non non.
Par le plus grand des miracles, ma voiture n'avait rien de plus qu'une portière enfoncée. Une heure et demie de traduction plus tard, je repris donc le volant et rentrai chez moi, un peu comme si j'avais survécu à une partie d'auto-tamponneuses sur l'autoroute.
Je tiens tout de même à déplorer une chose : mon passager ? Non non
Une biscotte. Et là vous vous dites "mais ta gueule !". Mais non, moi, mes biscottes, c'est tout un rituel. Je les mange deux par deux et je ne peux pas manger une biscotte cassée. C?est un peu ma névrose obsessionnelle.
Je suis donc bien dans la merde là. Il aurait pas pu m'en casser deux non ? Voilà que je me retrouve avec un nombre impair de biscottes, et laissez moi vous dire que je le vis super mal.
Alors si quelqu'un avait la gentillesse de m'envoyer une tranche de pain grillé Pelletier (exclusivement Pelletier. Tu m'as prise pour le peuple ou bien ?), il me sauverait d'une dépression post traumatique certaine.