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tribulations

2 Mars 2006

 

Il y a des jours comme ça où tout va bien. On se reveille like a winner, le cheveu souple et la mine réjouie, même si en tout est pour tout on a dormi 8h en 3 jours.
Le genre de journée où, quand on ouvre les volets, on se rend compte que le soleil brille, et ça, ça, quand on habite à Paris et bien ce n'est pas rien, ça augure une journée fantastique, un moment formidable plein d'amour et d'allégresse. On se réjouirait presque d'aller prendre son métro quotidien (presque).
Je m'habille, sourire aux lèvres: aujourd'hui je prendrai l'ascenseur !! huhu
Je déhambule dans les couloirs affichant une expression de joie profonde, cette espèce de sourire niais et gratuit, saluant toutes les personnes que je rencontre.
Je traverse le hall, pousse une porte, puis une deuxième, et me retrouve enfin en haut des marches du bâtiment.
Le soleil est radieux, pourtant une couche de neige recouvre les espaces verts en face de moi, et ce paysage plus ou moins idyllique dans lequel la nature nous prouve qu'elle peut en un rien de temps avaler tout ce que l'homme a construit m'enchante d'autant plus.
Sans compter sur la présence à ma gauche de mister beauté fatale, l'air supérieur et la clope dans la bouche, scrutant ce paysage fantastique en plissant les yeux.
Je ferme mon manteau, attirant le regard de ce bel inconnu à l'aura mystique, et commence ma descente des marches (ndlr: de la cité U), telle une Sharon Stone à Cannes, presque au ralenti, les cheveux suivant le mouvement de ma tête, balayant l'espace de droite à gauche.
Le ciel est bleu, les oiseaux chantent, ce beau mec m'a remarquée, la vie est belle, I keep control.
Mais seule ombre à ce tableau merveilleux: la température nocturne ayant offert un fin manteau blanc à la nature environnante, elle n'avait pas omis de déposer une fine couche de verglas sur le reste du paysage.
Résultat, en plein mouvement céphalique ultra glamour, mon pied droit s'est retrouvé dans le vide, et par conséquent, mon cul par terre.
Aujourd'hui il fait beau, mais moins, et la vie me paraît également bien moins fun: des cernes apparaissent sous mes yeux explosés par tant de pc, ma coupe me rappelle un certain Robert Smith et... et y'a une espèce d'abruti qui fait des grands geste depuis la fenêtre d'en face. Partagée entre le désir de recroiser mon bel inconnu, et celui de me cacher ? sa vue, je me munierai donc aujourd'hui de mes lunettes de soleil et de mon bonnet. Et puis de toutes façons je ne prendrai plus jamais l'escalier.