




26 Octobre 2008
.cyro dit :
allez, je suis motivée
je me sors les foigts du cul
.cyro dit :
les doigts même
.cyro dit :
les foigts, ptin
c un mix de doigt et de foi
.cyro dit :
c le vin ça
1 Octobre 2008
Par une sympathique après-midi d'été, dans la charmante ville de Tokyo, j'ai une fois de plus brillé par ma discrétion et mon sens du ridicule.
La température ambiante avoisinant les 72° celsius, je décidai de me cultiver quelque peu, et commençai la visite des cinq bâtiments du musée national de ville.
Les premières salles furent intéressantes, et ceux qui pensent que c'est uniquement grâce à la climatisation ont - ma foi - plutôt raison.
Mon corps ayant retrouvé ses 37,2° originels, ma présence dans le second bâtiment n'était alors motivée que par mon envie d'en savoir un peu plus sur ce pays.
Ou pas.
Je naviguais à vue entre les tasses de thé de l'ère Edo, quand tout à coup, entre 2 katanas, j'aperçus l'objet de ma convoitise: un mâle.
Oui, un mâle, européen, à l'allure décontractée et l'air intelligent (c'est important).
Plutôt canon de surcroît (ça aussi c'est important).
Le problème à présent étant d'attirer l'attention de ce bellâtre jusqu'alors plus passionné par ces épées que par mes battements de cils, et ce, sans même savoir si les contingences linguistiques permettront un quelconque échange entre nous.
Pas évident.
Mais je suis une femme de défis.
Ni une ni deux me voilà devenue une élève studieuse, prenant soin de lire chaque information sur toutes les pièces du musée.
Commence alors un chassé-croisé amusant entre les pièces du bâtiment, un "je te suis, tu me fuis" au bout duquel nous étions bien incapables de savoir lequel des deux avait commencé.
Et ce manège a duré, duré, car le musée National de Tokyo est en quelque sorte à inversement proportionnel à la taille des Tokyoïtes.
Nous étions tranquillement installés face à une explication - in english please - sur la calligraphie de 736 à 974 quand son téléphone sonna, perturbant ainsi notre rituel.
"Holly shit" pensai-je en mon for intérieur (oui, parfois je pense en anglais) "si son téléphone sonne, c'est qu'il doit être du coin. Un japonais débridé, un enfant adopté, que sais-je encore?" et ce détail technique remettait dangereusement en cause mes capacités à converser avec ce jeune homme.
Il s'éloigna pour passer son appel.
Je décidai donc de retourner contempler ces magnifiques éventails, me rapprochant ainsi de l'objet de mon attention.
"... alors on va faire ... "
Français ! Victoire ! Joie !
L'espoir renaissait en moi et l'aventure pouvait alors continuer.
Sauf que cet appel commençait à durer; je veux bien que ces éventails soient sympas, mais de là à les contempler 12 minutes...
Je choisis alors d'apprendre par cœur le texte explicatif de la salle.
L'ayant relu 7 fois, j'estimai que cette attente avait trop durée.
Je m'approchai l'air de rien de la salle depuis laquelle il téléphonait, grossièrement planquée derrière un poteau, un peu comme si James Bond passait un week-end en famille au musée de Tokyo.
Je ne me trouvais déjà pas très maline.
Le moment où cette blague atteint son paroxysme fut celui où la gardienne de la salle vint me voir, inquiète et déconcertée par le spectacle d'une touriste étrangère contemplant un pan de mur vide, cachée derrière un poteau.
Je perdis la trace de cet inconnu quelques minutes après.
J'y voyais là un acte manqué: il voulait m'aborder, j'en suis sure, il n'en a juste pas eu le temps ! ni l'occasion ! non ? non ! ah bon...
Et puis de toutes façons ça m'est égal, tout le monde sait bien que je me suis instruite par amour de la culture nippone hein.
Ouais ouais.
Cons de français.
Enol
/// 31 Octobre 2008, 16 heures
Et mon Q c'est du poulet ?
Cyro
/// 1 Novembre 2008, 9 heures
Facile.
Y'a aussi l'adaptation technologique style 'bouton on/off, l'arret de mon Q'
Les connexions s'font.
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